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Hommage à notre ami Jens
Bien connu depuis plusieurs années dans le milieu alpin d'Arolla,
notre ami Jens n'est plus.
C'est en effet en décembre 1998 que lors d'une excursion avec son fidèle compagnon
Charki, une avalanche les a surpris sous le col de Riedmatten et la montagne nous ne nous
les a rendus que cet été après de nombreuses recherches.
Avec cette disparition, nous perdons un ami au caractère spontané, franc : un
montagnard, un solitaire qui savait pourtant partager ses diverses passions dont la
montagne et le ski puisque l'hiver, il travaillait à l'ESS d'Arolla. Rendre visite à ses
amis cabanistes des hauts d'Arolla était aussi pour lui à chaque fois un instant
privilégié.
Toujours disponible , il avait également voulu mettre sa grande générosité au
service du secours alpin en fonctionnant comme conducteur de chien d'avalanche depuis plus
d'une dizaine d'années.
Yens, tu nous as quitté comme tu as vécu, discrètement, en montagnard solitaire,
fier de ta liberté , de ton indépendance. Personne n'oubliera les yeux verts et bleus de
Charki, les entraînements de fin de saison à Arolla où tu nous accueillais si gentiment
à l'occasion d'une raclette , ton accent encore suisse allemand ou tes éclats de rire
rocailleux.
Jens, tu n'es plus à Arolla, mais peut-être es-tu encore plus proche de nous
maintenant , présent à jamais dans cette montagne que tu aimais tant.
Un grand merci encore à tous les amis , guides, secouristes, cabanistes, conducteurs
de chiens qui ont participé activement aux recherches de notre ami durant tous ces mois.
Tes amis conducteurs de chiens.
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| Jens et Charki au travail |
Jens |
| Les débuts de l'équipe Jens et
Sharki |
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POSE D'UNE PLAQUE
SOUVENIR LE 11.12.99 A AROLLA |
Le samedi 11
décembre, quelques conducteurs et amis se sont retrouvés à Arolla dans le but de monter
au col de Riedmatten afin de poser ensemble une plaque en mémoire de Jens.
"Les conditions météos et l'enneigement étaient plutôt maussades mais la journée
s'est déroulée dans le souvenir de Jens que nous sentions tous près de nous.
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| Voici sur une carte au 50 000 l'endroit (en
jaune) où a été posée la plaque. |
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Hommage
à deux amis : Nicolas et Eddy |
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Le livre de la vie est
le livre suprême
Qu'on ne peut ni fermer, ni rouvrir à son choix;
Le passage attachant ne s'y lit pas deux fois,
Mais le feuillet fatal se tourne de lui-même :
On voudrait revenir à la page où l'on aime
Et la page où l'on meurt est déjà sous vos
doigts. Lamartine
Moments forts, moments difficiles, moments que personne , jamais, ne
souhaite vivre. Et pourtant ces moments-là, nous devons aujourd'hui les
affronter.
Nicolas, Eddy
: deux hommes, deux caractères, deux compétences.
Nicolas,
tu étais pour nous autres conducteurs de chiens d'avalanche, " le
grand Gaspoz", comme on se plaisait à t'appeler, et tu étais
aussi le grand sourire, la grande compétence, le grand montagnard
toujours prêt à offrir ses qualités exceptionnelles d'homme de terrain.
Eddy,
toi, tu étais plutôt l'homme de la technique, de l'OFCOM, du GPS, du
Recco, le guide efficace, disponible à la moindre alerte.
Eddy, Nicolas,
merci d'avoir été avec nous dans tous ces moments difficiles où il faut
bien porter secours malgré les dangers objectifs comme samedi 3 février
à Zinal où il pouvait peut-être subsister un souffle de vie.
Il serait vain, aujourd'hui de se demander pourquoi vous et pas nous. Le 3
février, chaque sauveteur aurait pu être une victime. La montagne est
magnifique parce qu'il y a des hommes qui vont vers elle. Elle n'est pas
cruelle : elle EST.
Parfois l'existence unit ou sépare. Aujourd'hui, elle sépare, mais ce
n'est que parole car nous le savons bien nous autres montagnards que, de
là-haut, sur telle avalanche ou telle disparition, vous serez toujours
là pour nous aider à porter secours, à nous guider, à nous soutenir. Nicolas,
Eddy, Adieu.
On vous aimait beaucoup, on ne vous oubliera pas.
Pour les conducteurs de chiens d'avalanche valaisans
Pierre Theytaz |
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A Patrick ,notre ami
conducteur |
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Décembre
2006 !
Une
avalanche est passée par Aude et nous a pris Quelqu’Un. Non pas une
avalanche de neige blanche, de celle qui laisse parfois un espoir à nous
autres sauveteurs mais une avalanche qui ne permet aucun retour, qui nous
laisse dans le doute, dans l’interrogation, dans l’irrationnel.
Et
c’est la foule des « pourquoi », des « comment »
des phrases inutiles que l’on prononce pour éviter le silence et la
peine qui s’installent dans nos cœurs.
Patrick,
je ne suis pas sûr que tu aurais apprécié ce petit mot que je t’adresse
tant tu étais discret, réservé mais aussi volontaire, décidé. Tu
semblais tracer ton chemin de vie sans aucun doute , sans te retourner,
avec la détermination propre du montagnard qui ne se perd pas dans des hésitations
inutiles.
Ton
choix en ce samedi si ensoleillé n’a certainement pas été facile et même
si nous autres nous ne le comprenons pas vraiment, je voulais simplement
te dire par ces quelques lignes que nous le respectons profondément. Tu
as pris la décision qui te semblait la meilleure à ce moment-là , pour
toi.
Je
peux imaginer la douleur de tes parents, de ta famille, de tes proches car
je mesure aujourd’hui déjà
le vide ressenti dans le monde des conducteurs de chiens
d’avalanche.
Mais
ta passion de la montagne, de la neige et du sauvetage était trop grande
pour que tu nous laisses tout seuls dans ces montagnes que tu aimais tant.
Alors Patrick sois bien certain qu’à chaque entraînement,
intervention, nous partagerons encore un petit moment d’éternité en
attendant l’hélico ou en observant un chien qui « gratte »
un souffle de vie.
Pour les conducteurs de chiens d'avalanche valaisans
Pierre |
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