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Les chiens de crevasses
Cet article est tiré de la revue "Les Alpes" d'octobre
1999 de Ruedi Gantenbein, Alstätten.
Les photos ont été aimablement prêtées par les participants à ce cours de chiens de
crevasses du 28 août 99 à Zermatt organisé par l'OCVS pour les conducteurs
valaisans. |

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Les secours du CAS innovent : utilisation de chiens pour la
recherche de personnes tombées dans une crevasse.
La recherche de personnes tombées dans une crevasse a souvent lieu de
nuit, ce qui en augmente la difficulté. C'est pourquoi les secours du CAS utilisent
dorénavant des chiens. Les premiers cours de l'Association centrale on eu lieu à Zermatt
(1). D'autres équipes devraient suivre la formation dans les régions de
Saas-Fee/Zermatt, de l'Oberland bernois et de l'Ingadine.
(1) La formation sur le glacier, coûteuse en temps et en argent, a
été facilitée par l'entreprise de remontées mécaniques du Cervin, Matterhorn AG
Zermatt ( remontées gratuites et mise à disposition de machines pour la préparation du
terrain d'entraînement), et par le poste de secours de Zermatt (aide de trois guides de
montagne).
Les chiens participent de
multiples façons à la recherche de personnes. Outre les diverses utilisations par la
police, le recours aux chiens pour les secours est plus que jamais d'actualité. Certains
canidés sont éduqués pour repérer et suivre la trace d'une personne sur plusieurs
kilomètres. D'autres sont entraînés à fouiller une large surface dans un terrain
impraticable, à la recherche d'une présence humaine. Il leur est aussi possible de
repérer l'odeur d'un individu à travers plusieurs mètres de neige.Les chiens sont
également utilisés pour la recherche de noyés. Intallés à l'avant du bateau, ils
flairent les gaz de décomposition des corps, qui remontent à la surface. Les secours du
CAS innovent en utilisant les chiens pour la recherche de personnes tombées dans une
crevasse. |
| Utilisation des chiens sur les
glaciers |
Interpellés
par une émission télévisée, Ruedi Gantenbein, chef des recherches de surface en
montagne, et son adjoint, Markus Wey, ont entrepris, en juin 1997, d'éduquer leur chien
pour la recherche de personnes tombées dans une crevasse. Fort de leur expérience, ils
formèrent en 1998 et en 1999 d'autres conducteurs de chiens dans les régions de
montagne. Puis ils établirent des lignes directrices pour une formation spéciale dans
cette discipline. |
| Problèmes spécifiques |
L'assurage pose problème.
Même un chien habitué à se mouvoir sur un glacier risque de s'enfoncer ou de glisser.
Pour sa sécurité, il doit porter un baudrier qui le protège en cas de chute, et qui
permet également un rappel en toute sécurité dans une crevasse ou la descente sur le
glacier d'un hélicoptère. Le baudrier doit cependant lui laisser le plus de liberté de
mouvement possible. Il faut l'habituer à son baudrier par des phases de jeu.
L'étape suivante consiste à accoutumer le chien à être encordé. Il doit s'adapter à
une nouvelle situation et apprendre, contrairement à l'ordinaire, qu'il faut tirer cette
nouvelle "laisse". |
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Tous les conducteurs du Valais romand dans une benne
au Plateau Rosa le 28 août 99 |
Deux méthodes |
On peut recourir à deux méthodes de recherche.
La première consiste à attacher le chien à une corde de 30 à 50 mètres de long,
suffisamment épaisse, qui le relie à son conducteur. Ce dernier progresse en tête de
cordée. La distance entre le chien et son maître permet à l'animal de fouiller la
surface. Le conducteur dirige aussi bien la cordée que le chien.
Pour la deuxième méthode, le chien est attaché par une corde de 2 à 3 mètres à la
corde qui relie toute la cordée. Le chien se meut entre son maître et le voisin de
cordée, à la manière d'un chien de ferme, dont la laisse coulisse le long d'une barre
fixe. Si le conducteur est le deuxième d'une cordée de trois personnes, il peut faire
évoluer le chien des deux côtés, ce qui permet d'augmenter la surface. Dans ce cas, et
contrairement à l'habitude, la cordée progresse en parallèle, en fonctiond de la zone
de recherche et de la direction du vent. |
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Le baudrier protège le chien en cas de chute .Il doit
cependant lui laisser le plus de liberté de mouvement possible. Il faut l'habituer
par des phases de jeu.L'étape suivante consiste à accoutumer le chien à être
encordé. |
| Avantages et inconvénients |
La première méthode a
l'avantage de laisser une grande liberté de mouvement au chien. De plus, il travaille à
l'avant de la cordée, sans être distrait par cette dernière. Le désavantage tient dans
la longueur d'une chute potentielle. Celle-ci est moindre pour la deuxième méthode.Par
contre, la liberté de mouvement est réduite, surtout lorsque le chien manifeste avec des
jappements et des mouvements qu'il a découvert la trace d'une personne ou la personne
elle-même, ainsi que sur des glaciers fortement crevassés. La surface recherchée par
unité de temps est, de plus , réduite. Les exercices pratiques ont aussi démontré que
les chiens se fatiguent plus facilement avec cette deuxième méthode, à cause du
frottement de la corde et des allées et venues entre les membres de la cordée.
L'expérience a montré que cette méthode "du chien de ferme" est spécialement
adaptée pour les exercices d'apprentissage. |
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Le soir, on apprécie un repas chaud, malgré le prix
!!!!!!! |
| Les chiens et leurs maîtres
soumis à de hautes exigences |
Les chiens de sauvetage, qui
cherchent , au fond, le contact direct avec les personnes à trouver, s'orientent à
l'odeur. Si le chien ne peut localiser directement la personne recherchée à cause de
distances importantes dans une zone fortement crevassées, son comportement -
va-et-vient au bord d'une crevasse, aboiements, glapissements ou grondements - donne
toujours des indications importantes pour une recherche intensive.
La recherche de personnes tombées dans une crevasse est très exigeante. C'est pourquoi
seuls les chiens d'avalanches ou les chiens de recherches de surface en montagne déjà
expérimentés sont admis aux cours de formation. Une opération de sauvetage réussie,
grâc à un chien formé dans un de ces cours, prouve qui nous progressons dans la bonne
voie et que le CAS et l'OCVS possèdent dorénavant un nouvel atout pour ses
interventions de secours.
Ruedi Gantenbein, Altstätten (trad.)
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L'équipe est heureuse du travail accompli. |
Le Valais possède actuellement, une quinzaine
d'équipes (maîtres et chiens) capables d'intervenir en cas de disparitions sur glacier
dont 6 dans le Valais romand à savoir :
- Genet Benjamin
( Dranses)
- Imesch Christophe (
Bas-Valais)
- Claivaz Philippe
( Bas-Valais)
- Marmy André
( Bas-Valais)
- Granges J.-Michel
( Dranses)
- Theytaz Pierre
( Valais central ) |
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| En terrain difficile, le chien doit
toujours être assuré ! Ici travail au Petit Cervin |
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| Cours
de chiens de crevasses- Haut et Bas Valais - Juin 2006 Zermatt |
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| Quelle joie de retrouver une personne ! |
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| Travail en équipe ( à trois ) |
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